Par Martine BULTOT
Adjointe au Maire de Besançon
Déléguée à l’hygiène - santé - prévention sanitaire
Quelle que soit la force de la grippe se sont les plus démunis, les plus isolés, les plus fragiles qui se retrouvent sans défense face à la maladie.
Que savons-nous de ce virus H1N1 ? Qu’il est très contagieux, mais peu virulent ! Mais il faut dénoncer l’effervescence médiatique autour de la grippe A, qui effraye les populations et incite massivement à la vaccination.
Les médecins libéraux restent sereins à l’approche de la vague épidémique. 52% seulement se disent prêts à se vacciner. Le corps médical et paramédical est sceptique, voire méfiant. Il estime qu’une vaccination massive contre un virus grippal relativement bénin, présente des risques, du fait d’un vaccin développé trop rapidement, avec un adjuvant susceptible de déclencher des maladies auto-immunes. Les enfants et les femmes enceintes seront en première ligne et pourraient être vaccinés un mois avant que les résultats des essais ne soient connus.
Pourquoi aucun grand média et aucun expert scientifique ne rappelle que la grippe saisonnière ordinaire tue chaque année entre 250 000 et 500 000 personnes soit plus de 1 000 morts par jour (chiffres officiels OMS) ?
Pourquoi tous les médias du monde répètent-ils quotidiennement que le H1N1 va provoquer une hécatombe de victimes, alors que les faits démontrent qu’il y a eu 2 837 morts dans le monde, au 30 août 2009, alors que la grippe ordinaire pendant ce même laps de temps en aurait fait 200 000 ?
Pourquoi, malgré le faible taux de morbidité et mortalité, la plupart des pays du monde ont passé des commandes faramineuses de vaccins, et ceci, dès le mois de juin 2009 ? Autrement dit, nous mettons en place des mesures exceptionnelles cette année alors que la grippe annoncée est moins virulente.
Il y a 10 ans, lorsque la grippe aviaire a surgi, on ne parlait que de cette terrible maladie ; en fait, elle a tué 250 personnes en 10 ans, soit 25 morts par an mondialement. Pourquoi tant de médiatisation ? Pourquoi avoir affolé les populations ? Parce que derrière, il y avait un groupe pharmaceutique qui commercialisait le Tamiflu, dont l’efficacité d’ailleurs était contestée.
Aujourd’hui, les collectivités territoriales, les entreprises, sont obligées de mobiliser leurs services pour mettre en place des mesures préventives, afin d’assurer la continuité des activités dans leur secteur et la protection de la santé de leurs personnels. Toutefois, il faut savoir garder raison et ne pas surenchérir et angoisser les gens.
En tant qu’élue, adjointe à la santé, et médecin, il m’apparaît important, en accord avec une majorité du corps médical, d’indiquer que cette grippe ne semble pas plus dangereuse que les précédentes et qu’une telle dramatisation ne peut servir qu’à détourner notre attention de toutes les mesures anti-populaires du gouvernement actuel et à favoriser certains lobbies pharmaceutiques.
Pour en savoir plus, consultez l’article de la revue "Prescrire"

- Prescrire-Grippe H1N1