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CHU : les limites sont atteintes !
par Martine BULTOT
Adjointe au Maire de Besançon - Déléguée à l’hygiène - santé - prévention sanitaire
Si la santé est une priorité nationale, on ne comprend pas pourquoi le CHU de Besançon, déjà en sous effectif chronique, à la limite de la rupture de charge, pourrait supporter une nouvelle diminution de 75 postes, tous services confondus. Déjà, au moment du vote du budget au Conseil d’Administration (oct 09), la rumeur de suppression de 200 postes avait ému syndicats et administrateurs, au point que le budget n’a été voté que grâce à l’abstention de plusieurs membres du CA ; certains administrateurs faisant cause commune avec les représentants du personnel.
Il y a longtemps que les difficultés financières sont connues. Elles ont permis de faire passer en force, un certain nombre de mesures, pénalisant les usagers. Additionnées les unes aux autres, elles sont souvent conséquentes et chacun d’entre nous a pu le vérifier sur son budget.
Alors, la crise, certes... mais n’a t-on pas renfloué les banques ? La santé, le CHU, le service public, devrait, à notre avis, être prioritaire. Ce n’est pas le cas et nous ne pouvons l’accepter !
Il ne s’agit pas de choisir entre l’Institut Fédératif du Cancer ou une marche normale de l’hôpital, avec tout ce que cela suppose en crédits, en matériels, en formation, en personnel médical et paramédical.
Il s’agit de faire un choix politique permettant d’assurer le fonctionnement normal de l’hôpital, et, en parallèle, les investissements nécessaires à l’Institut Fédératif Régional du Cancer, pour apporter aux malades les bénéfices des avancées de la recherche.
La survie d’un hôpital est liée à sa capacité à se moderniser, mais sans le faire au détriment des soins de base quotidiens des patients, faute de quoi, la sécurité peut être compromise et les techniques rendues impuissantes. On a atteint une telle dégradation du service des soins, en général dans notre pays que le point de rupture est atteint. Il ne faudra pas chercher de boucs émissaires dans le personnel, face aux incidents qui risquent de se produire.
En tant qu’élue, membre du Conseil d’Administration de l’hôpital et ayant exercé le métier de médecin généraliste, j’ai souvent été sensible aux arguments syndicaux, et j’ai adopté une démarche parallèle, chaque fois que cela s’est avéré opportun.
L’Etat Sarkozien, en supprimant les Conseils d’Administration, affaiblira le rôle des élus et des usagers dans les établissements publics de santé. Le Conseil de Surveillance, qui va remplacer les CA, risque d’être de plus en plus, un face à face entre la direction et les syndicats. Le rôle d’arbitre, de propositions que nous pouvions jouer, va disparaître.
Face à cette situation, il convient de renforcer l’union dans les luttes, les liens entre les usagers, les professionnels de santé et les représentants du personnel, pour un système de santé répondant à nos attentes.
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Spécial Régionales
Martine BULTOT
Adjointe au Maire de Besançon
Déléguée à l’hygiène - santé - prévention sanitaire
Nous avions souhaité la constitution d’un véritable cadre unitaire régional pour l’élaboration des listes de candidature et du programme.
Au 15 février 2010, date limite de dépôt des listes, les formations, à gauche du PS et des Verts, n’ont pas réussi à constituer cette liste unitaire en Franche-Comté. Cela signifie que l’émiettement sera la règle : NPA d’un coté, Front de Gauche (PCF, PG, Alternatifs) de l’autre ; avec, en plus, Lutte Ouvrière. Ils ont choisi de se disputer le leadership, pour occuper l’espace à gauche du PS.
Cette division hypothèque toute possibilité de peser sur les exécutifs régionaux, avec ou sans Modem (voir tableau des résultats des élections 2004).
Dans une période où l’abstention annoncée peut favoriser la droite, la multiplication des listes va être un désastre, car elle n’incitera pas les citoyens à se déplacer dès le premier tour. Autant une liste unitaire et unique à gauche du PS et des Verts avait une signification, et des possibilités de figurer au Conseil Régional, autant la dispersion Franc-comtoise fera qu’elles en seront exclues.
Dans ce contexte de division de la Gauche de gauche, je refuse la dispersion, et de prendre le risque de voir la Franche-Comté basculer dans le camp de la Droite. C’est une possibilité sérieuse, et la priorité consiste à empêcher l’UMP de reconquérir des régions pour en faire des relais de leur politique de régression sociale, autoritaire, basée sur la peur.
Dans une période difficile, de recul des acquis sociaux que chacun et chacune d’entre vous a pu constater, les élections régionales à peine terminés, la menace se déplacera sur les retraites, l’emploi, en particulier dans la fonction publique. D’où un questionnement sur l’utilité de mon vote et de celui de la GAE.
Les élections régionales auraient pu être un outil pour dire haut et fort qu’il est possible à la fois de faire barrage à la Droite et au Medef et de proposer un programme qui s’inscrive dans une logique de transformation en profondeur de la société et non d’accompagnement du libéralisme. Cela aurait du nous amener à construire une campagne large et dynamique, de toute la gauche sur une liste unitaire et indépendante refusant toute alliance avec la Droite, notamment le Modem. La liste que je souhaitais, n’ayant pu se concrétiser, j’ai décidé que le vote utile aujourd’hui consiste à battre la Droite.
Pour la Franche-Comté, j’ai choisi l’efficacité en refusant la dispersion et en soutenant dès le premier tour Marie-Guite DUFAY, qui a fait ses preuves dans le mandat précédent.
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Sortir des sentiers battus pour battre la Droite !
En regard des enjeux sociaux, écologiques et démocratiques, il ne nous semble pas juste, ni efficace d’avoir exclu la possibilité d’une liste de toute la gauche et des écologistes, dès le 1er tour des élections régionales.
Parier sur l’essoufflement ou l’effondrement du PS n’est sûrement pas une bonne réponse, ni hier, ni aujourd’hui… pas plus que tenter de diaboliser Europe Ecologie.
La réponse, « la Gauche de gauche » la connaît : dépasser les boutiques actuelles et se fondre dans une formation unique en état de peser sur les uns ou les autres. Nous n’en sommes pas là, trop occupés à conforter la boutique !...
Dans ce contexte, la GAE a décliné les invitations pour les Régionales ; car, de notre point de vue, l’étape suivante pour cette « Gauche de gauche » n’est pas claire. Cela fait des années que nous nous battons pour l’unité et le dépassement des organisations politiques situées à gauche du PS, et non pour une pseudo unité le temps d’une élection.
Nous déciderons de notre soutien à une liste lorsque les discussions en cours permettront d’y voir plus clair dans les programmes, les alliances et les perspectives post-électorales. La division actuelle ne nous incite pas à l’optimisme. Ce n’est pas en isolant le PS que nous éviterons le glissement vers le Modem, mais en constituant un front uni des radicalités, qui comprenne que, divisé, il ne pèsera jamais, bien au delà des 5%.
Le système en place contrôle les médias (journaux, radios et surtout télé). Il dispose, suivant son bon vouloir, des possibilités de faire apparaître « un tel » ou « un tel ». Hier, c’était Besancenot qui avait les faveurs ; aujourd’hui ce sont Mélenchon et Cohn-Bendit. Il utilise les uns et les autres à leur corps défendant, suivant le vieux dicton : « diviser pour régner » ; il faut se garder de croire que, enfin, on a pris un avantage décisif sur son voisin de gauche ou écologiste.
La réponse, c’est l’unité dans la rue et dans les urnes, mais également l’unité plutôt que la concurrence entre nous, et l’émergence, après les régionales, d’un rassemblement qui serve de repère et soit une alternative positive.
A défaut de réponse à cette question, en période électorale, la tentation du moindre mal est forte, à savoir, se replier sur le vote Europe Ecologie ou PS une fois de plus.
Nicolas BULTOT - GAE - Franche-Comté
Lire la suite dans le Bullettin n°13 de la GAE
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La Grippe A, réalité ou intox ?
Par Martine BULTOT
Adjointe au Maire de Besançon
Déléguée à l’hygiène - santé - prévention sanitaire
Quelle que soit la force de la grippe se sont les plus démunis, les plus isolés, les plus fragiles qui se retrouvent sans défense face à la maladie.
Que savons-nous de ce virus H1N1 ? Qu’il est très contagieux, mais peu virulent ! Mais il faut dénoncer l’effervescence médiatique autour de la grippe A, qui effraye les populations et incite massivement à la vaccination.
Les médecins libéraux restent sereins à l’approche de la vague épidémique. 52% seulement se disent prêts à se vacciner. Le corps médical et paramédical est sceptique, voire méfiant. Il estime qu’une vaccination massive contre un virus grippal relativement bénin, présente des risques, du fait d’un vaccin développé trop rapidement, avec un adjuvant susceptible de déclencher des maladies auto-immunes. Les enfants et les femmes enceintes seront en première ligne et pourraient être vaccinés un mois avant que les résultats des essais ne soient connus.
Pourquoi aucun grand média et aucun expert scientifique ne rappelle que la grippe saisonnière ordinaire tue chaque année entre 250 000 et 500 000 personnes soit plus de 1 000 morts par jour (chiffres officiels OMS) ?
Pourquoi tous les médias du monde répètent-ils quotidiennement que le H1N1 va provoquer une hécatombe de victimes, alors que les faits démontrent qu’il y a eu 2 837 morts dans le monde, au 30 août 2009, alors que la grippe ordinaire pendant ce même laps de temps en aurait fait 200 000 ?
Pourquoi, malgré le faible taux de morbidité et mortalité, la plupart des pays du monde ont passé des commandes faramineuses de vaccins, et ceci, dès le mois de juin 2009 ? Autrement dit, nous mettons en place des mesures exceptionnelles cette année alors que la grippe annoncée est moins virulente.
Il y a 10 ans, lorsque la grippe aviaire a surgi, on ne parlait que de cette terrible maladie ; en fait, elle a tué 250 personnes en 10 ans, soit 25 morts par an mondialement. Pourquoi tant de médiatisation ? Pourquoi avoir affolé les populations ? Parce que derrière, il y avait un groupe pharmaceutique qui commercialisait le Tamiflu, dont l’efficacité d’ailleurs était contestée.
Aujourd’hui, les collectivités territoriales, les entreprises, sont obligées de mobiliser leurs services pour mettre en place des mesures préventives, afin d’assurer la continuité des activités dans leur secteur et la protection de la santé de leurs personnels. Toutefois, il faut savoir garder raison et ne pas surenchérir et angoisser les gens.
En tant qu’élue, adjointe à la santé, et médecin, il m’apparaît important, en accord avec une majorité du corps médical, d’indiquer que cette grippe ne semble pas plus dangereuse que les précédentes et qu’une telle dramatisation ne peut servir qu’à détourner notre attention de toutes les mesures anti-populaires du gouvernement actuel et à favoriser certains lobbies pharmaceutiques.
Pour en savoir plus, consultez l’article de la revue "Prescrire"

- Prescrire-Grippe H1N1
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L’hôpital public est VOTRE hôpital, DÉFENDEZ-LE AVEC NOUS !
 Défendez le parce qu’il assure des soins de qualité pour tous quels que soient les moyens de chacun.
 Défendez-le parce que c’est là que se font les grandes recherches d’aujourd’hui qui permettront les progrès de demain.
 Défendez-le parce que c’est lui qui assure 80% des urgences, c’est lui qui a fait face hier à l’épidémie de SIDA et à la canicule et qui pourra faire face à une pandémie grippale.
 Défendez-le parce que c’est lui qui prend en charge les cas les plus graves ou les plus complexes à tous les âges de la vie.
 Défendez-le parce que les autres pays nous l’envient.
La loi HPST dite loi Bachelot a supprimé l’appellation de « Service Public Hospitalier ». Elle ne parle plus que d’« Etablissement de Santé ». Elle cherche à transformer l’hôpital public en entreprise. Pour être rentable l’hôpital devra sélectionner les pathologies et les patients, et diminuer le nombre de personnels : moins d’infirmières, moins d’aides soignantes, moins de médecins, moins de secrétaires, moins d’assistantes sociales. Il est prévu se supprimer 20 000 emplois dans l’ensemble des hôpitaux.
La Coordination Nationale des Comités de Défense des Hôpitaux et Maternités de Proximité appelle tous ses membres, amis, associés et sympathisants... à signer la Pétition du Mouvement de Défense de l’Hôpital Public ici et à diffuser l’information le plus largement possible.
NE LAISSEZ PAS FAIRE
POUR DÉFENDRE VOTRE HÔPITAL PUBLIC ASSURANT L’ACCÈS ÉGAL POUR TOUS À DES SOINS DE QUALITÉ,SIGNEZ LA PÉTITION NATIONALE QUI SERA ADRESSÉE AU PARLEMENT ET AU GOUVERNEMENT :
« Je défends l’Hôpital Public, lieu de formation des professions médicales et paramédicales, de l’innovation et des progrès thérapeutiques, qui offre à tous, sans discrimination, des soins de qualité.
Je m’oppose à son démantèlement qu’annoncent d’une part un nouveau mode de direction qui aura pour souci principal la rentabilité, d’autre part des suppressions d’emplois non justifiées qui altèreront la qualité des soins. L’Hôpital Public doit avoir un financement lui permettant de remplir ses missions. »
Vous pouvez signer directement à l’adresse : http://petition-mdhp.fr/
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