|
|
Accueil du site
Crise : rompre le cercle vicieux !
BVV - Juin 2009
La crise économique mondiale a mis en lumière l’inégale répartition des richesses dans un climat social dé gradé. Chaque jour, nous apprenons une fermeture d’entreprise locale ou nationale et un nouveau scandale financier. Chaque jour, l’annonce de licenciements coïncide avec la publication des rémunérations de dirigeants de grandes entreprises qui donnent le vertige.
La Franche-Comté est une des régions les plus industrialisées de France. Près d’un salarié sur quatre, 108 000 personnes y travaillent. L’impact de l’automobile et des sous traitants nombreux à Besançon, est importante. La baisse d’activité dans les entreprises du secteur varie entre -30% et -60% de chiffre d’affaire, et, bien entendu, ce sont les salariés les plus pauvres qui en sont les premières victimes.
On assiste :
au non renouvellement des contrats intérim, CDD, … ;
à de plus en plus de travail partiel et imposé ;
à l’incitation à la prise des RTT, par les employeurs ;
à la mise en place de chômage partiel ;
à la non embauche de jeunes, au licenciement des anciens, qui auront de gros problèmes pour retrouver un emploi.
Tous les jours, nous rencontrons des personnes licenciées, sans aucun motif, après 15 ou 20 ans d’entreprise. Les jeunes représentent 25% des chômeurs.
Dans cette période, qui va les embaucher ? que va-t-on leur proposer ? des stages, des contrats, des emplois jeunes sans embauche au bout ?...
Des mesures seraient susceptibles d’assouplir cette dramatique situation. Par exemple, les aides de l’Etat ou des collectivités doivent aller aux entreprises qui créent des emplois, forment les jeunes, débouchent sur un emploi après cette formation. Parallèlement, toute aide doit se faire en échange d’un engagement à rembourser si elles délocalisent.
Les réponses existent ; faute de quoi, l’étonnant ne sera pas les réactions de colère parfois incontrôlables … l’étonnant sera qu’il n’y en ait pas plus !
Martine BULTOT
Adjointe au Maire
Déléguée à la santé, hygiène et prévention sanitaire
|
 |
Alcoolisation massive
BVV - Décembre 2008
La ville de Besançon a inscrit un projetportant sur la prévention et la réduction des risques liés à l’alcoolisation massive, notamment lors des manifestations festives.
Nous travaillons sur une action concernant les jeudis soir au centre ville, où les troubles à la tranquillité publique prennent le pas
sur l’aspect festif : aux nuisances sonores, s’ajoutent des problèmes d’hygiène et de propreté, voire de dégradations et d’agressions.
C’est aussi la question de la santé des jeunes qui se pose ; le nombre d’ivresses, de comas éthyliques et d’accidents de la route,
allant croissant.
Les médecins constatent que la première ivresse intervient en moyenne vers 15 ans et que la manière de boire des ados a changé,
le souhait étant d’être ivre rapidement !
Ce problème doit être abordé sous l’angle de la prévention, de l’éducation et de la médiation. Celle-ci peut se faire par une équipe
recrutée parmi les étudiants, en s’appuyant sur le contrat municipal étudiant. De jeunes à jeunes, ils sont plus à même de discuter
et d’aider à modérer la consommation. Il faut aussi sensibiliser les débits de boissonet à cet effet, nous réactualisons la charte des bars.
En dehors des soirées festives, nous sommes préoccupés par l’ivresse dans la rue, que cesoit au centre ou dans les quartiers, particulièrement là ou s’installe la précarité.
Pour obtenir des résultats il est nécessaire d’animer un partenariat avec les associations (Réseau 25, ANPA..), la médecine préventive, mutuelles, éducateurs, correspondants de nuit, police, médecins et urgentistes, ainsi que les associations d’anciens buveurs. En unissant nos forces et nos savoir-faire, nous lutterons contre l’alcoolisation excessive, problème de santé publique important.
Martine BULTOT
Adjointe au Maire
Déléguée à la santé, hygiène et prévention sanitaire
|
 |
Pour un cancéropôle au service de tous !
BVV- juin 2008
Il est possible aujourd’hui, avec la création de l’Institut Fédératif Régional de faire à Besançon, un grand pas pour lutter contre le cancer.
Le cancéropôle devra pour cela dépasser les missions sensées être les siennes : « dépister, diagnostiquer, traiter ». Il faut aussi sortir de la société cancérigène qui est la nôtre : 70% des cancers ont une origine environnementale, dans la vie courante comme sur les lieux de travail.
Le cancéropôle doit comporter une unité de recherche permettant l’analyse des facteurs de risque, de dangerosité des produits, de certains modes de vie, de consommation ou de production. Il doit travailler également en amont de la maladie et inciter à une vraie prévention. Ce serait un investissement économique, social et humain plus rentable que la seule inflation des moyens consacrés à la médecine curative.
Besançon doit relever ce défi sur les causes en promouvant une recherche épidémiologique pour tout cancer déclaré, permettant de déboucher sur des actions préventives. Le cancéropôle ne devra pas se résumer à une pépinière d’entreprises visant à rentabiliser la recherche sur la maladie.
Nous voulons tous des médicaments performants, mais nous voulons plus encore éviter le cancer qui doit cesser d’être considéré comme une fatalité, voire comme un précieux facteur de croissance économique.
Nous devons réagir ensemble pour que Besançon, grâce à ses chercheurs, son université, s’attaque à la racine du mal ; le cancéropôle doit s’engager sur cette voie, en trouvant les moyens financiers, matériels, humains pour la recherche préventive, seule solution pour réduire le nombre de cancers.
Martine BULTOT
Adjointe au Maire
Déléguée à la santé, hygiène et prévention sanitaire
|
 |
Libéralisme en hausse, droit aux soins en baisse !
BVV - février 2008
Depuis le 1er janvier, un forfait de 0,50 euros est prélevé et non remboursé sur chaque boîte de médicament et pour tout acte paramédical avec un plafond de 50 euros par an.
Cette mesure vient s’ajouter aux autres frais restant à la charge des assurés : forfait de 1 euro par acte, ticket modérateur, forfait hospitalier de 16 euros par jour, forfait de 18 euros pour tout traitement de plus de 91 euros.
Toutes ces mesures sont destinées à combler le fameux trou de la Sécurité Sociale, aujourd’hui de 11 milliards d’euros.
Or savez-vous qu’une partie des taxes destinées à la Sécu n’est pas reversée :
Taxes sur le tabac et sur l’alcool, une partie des primes d’assurance automobile, taxe sur les industries polluantes, part de TVA… retard de paiement à la Sécu pour les contrats aidés : 2,1 milliards, retard de paiement par les entreprises : 1,5 milliard.
Plutôt que d’insister sur les déficits, les responsables de la Sécu et nos gouvernants doivent faire leur travail en faisant rentrer les impayés, chiffrés à environs 20 milliards d’euros, d’après le rapport officiel des comptes de la Sécu et cesser les exonérations des cotisations patronales qui se sont élevées, en 2007, également à 20 milliards d’euros.
Notre système de santé doit être certes rénové, mais certainement pas en le privatisant et en culpabilisant les malades.
Renverser cette logique suppose de partir de besoins de santé réels en renforçant la médecine de ville et en développant la prévention, en agissant sur les conditions de vie, de travail, d’environnement ou d’alimentation. Renverser cette logique, c’est renoncer à faire payer toujours plus les assurés pour se soigner.
A Besançon comme ailleurs, de nombreuses personnes, faute de pouvoir d’achat, renoncent déjà à certains soins (lunettes, dentaires, spécialistes) pour cause de dépassement d’honoraires. Ainsi se développe une médecine à plusieurs vitesses qui n’est pas acceptable. Nous devons faire reculer l’instauration des franchises médicales qui ne pénalisent nullement les riches et met en difficulté les personnes, les familles les plus vulnérables dans notre société.
Martine BULTOT
Adjointe au Maire
Déléguée à la santé, hygiène et prévention sanitaire
|
 |
Gagner plus ou explosion des inégalités ?
BVV-Décembre 2007
Depuis un certain nombre de mois, le ralentissement de l’économie, la flambée des prix, celle de l’essence ou l’arrivée des impôts locaux qui, dans le meilleur cas stagnent, font de la question du pouvoir d’achat, une priorité.
Malgré la défiscalisation des heures supplémentaires « on ne voit rien bouger ! »
La mesure est complexe et les entreprises préfèrent tergiverser, voire reporter un peu certains chantiers. Les « heures sup » ça ne marche pas ! C’est un leurre qu’on agite sous les yeux des salariés, impatients de gagner plus.
Les familles monoparentales sont les plus touchées par le regain de pauvreté que nous constatons.
La remise en cause des régimes spéciaux, le non remplacement d’un fonctionnaire de l’Etat sur trois en 2008, les délocalisations et les licenciements qui n’épargnent ni Besançon ni la Franche-Comté, exaspèrent ce sentiment d’appauvrissement.
Beaucoup moins visibles sont les conséquences induites par les incertitudes et les fins de mois impossibles à boucler. Les loyers et les charges augmentent, nombre de Bisontins envisagent de réduire les budgets de Noël pour équilibrer leurs comptes.
Cette situation engendre, dans de très nombreuses familles, un stress permanent qui se répercute également de façon insidieuse sur l’accès aux soins, accentué par les déremboursements de nombreux médicaments ou actes spécialisés et par les franchises extrêmement lourdes sur des actes chirurgicaux (quelques fois, plusieurs centaines d’euros).
On accuse souvent les « politiques » d’être dans un autre monde. En ce qui me concerne, ce sont les réalités que je côtoie chaque jour, et qu’en cette veille de fêtes, je tenais à rappeler pour vous inciter à être solidaires.
Martine BULTOT
Adjointe au Maire
Déléguée à la santé , hygiène et prévention sanitaire
|
 |
|
|